jeudi 30 juillet 2009

Dieu & Moi : Edito

Tout au long de l'été, le blog de la redac' Respect Mag mettra en ligne un dossier passionnant : "Dieu & Moi". Des jeunes du monde entier parlent de leurs religions, sans tabous...A suivre!



Dieu : ennemi public numéro un ?

On parle en son nom, on juge en son nom, on agit en son nom. Depuis la nuit des temps, l’homme met Dieu à toutes les sauces, le rendant souvent responsable, en ce bas monde, du meilleur comme du pire.

Croire ou ne pas croire ? Pratiquer, quel intérêt ? Religion : fait culturel, règles sociales, choix personnel ? Dieu : puissance réelle, construction intellectuelle, métaphore de notre intériorité, allégorie de ce qui nous lie ? A l’heure où les cultures se mêlent, les croyances continuent de se heurter. Alléluia : sur la question, les jeunes ont leur idée.

France, États-Unis, Liban, Algérie : au coeur de quatre pays aux problématiques spécifiques, NoGhetto tend le micro. Que représente Dieu pour toi ? Quelle place de la religion dans ta vie ? Ce que tu aimes, ce qui te pèse, ce que tu voudrais voir changer ? Comment faire pour avancer ? Loin des visions dogmatiques, discours péremptoires et jugements de principe, une centaine de rencontres pour revenir au ressenti individuel, secouer les idées préconçues, croiser les expériences, cerner les attentes...

« Vous n’avez pas intégré tel ou tel groupe ni pointé telle ou telle dérive », diront certains. Certes ! Mais on assume : l’objectif de ce dossier était de donner la parole aux gens ordinaires, sans avoir la prétention d’être exhaustif. Il y a des milliers de façons de croire ou de douter, de pratiquer ou de s’en ficher. Et toutes sont justes, puisqu’elles sont nôtres ! Ce n’est pas de ça qu’il faut juger. Mais de notre capacité à comprendre et avancer, ensemble.

Alors quoi ? D’interviews en reportages, de tables rondes en éclairages, certains expriment une recherche de sens, face à une société ultramatérialiste. D’autres le besoin de soutien, dans un monde désorienté. Certains en font le ciment d’identités mises à mal. D’autres voudraient simplement que ce soit une éthique privée. Tous voudraient qu’on arrête d’instrumentaliser leur spiritualité. Et militent pour une approche qui valoriserait ce qui rassemble, plutôt que ce qui sépare.

Sans évacuer les dérives et les dysfonctionnements, un dossier pour se dire les choses, écouter, cogiter, sortir des approches sensationnalistes qui font les choux gras de l’extrémisme (parce qu’elles attisent les amalgames et la peur). Bref, prendre un peu de hauteur...

Inch’Allah.

Réjane Ereau - Janvier 2009
Illustration : Marco 93 et Dom Garcia

mercredi 29 juillet 2009

Chroniques musicales

Sinistre – Historik
Marre des beats qui se ressemblent ? Des rappeurs devenus des clichés d’eux-mêmes ? Des lyrics pauvres, autant dans le fond que dans la forme ? Sinistre vous réconciliera avec le hip hop. L’artiste débarque avec un album de rap conscient, sans en faire trop. Historik, titre éponyme, en est la preuve. Une dédicace, reprenant les paroles les plus célèbres du hip hop hexagonal. S’en suit des clins d’œil à sa banlieue, à sa culture, à sa mère et même à Marie-Jeanne. Hip hop is NOT dead, Sinistre vous le dit !
Historik (Lyrikal Bestial)
www.myspace.com/sinistarr


Tedjee - Rayon de lumière
Chanteur, auteur, compositeur et musicien, Tedjee est un autodidacte passionné.
Français, créole, anglais : sa musique est à l’image de son métissage. Sonorités sud américaines, caribéennes, et afro-américaines, l’artiste guyanais envoie un message de paix et d’universalité, pour Un monde meilleur. Rayon de lumière, un premier opus sous forme d’invitation au voyage. Une soul teintée de soleil et de sensualité. Parfait pour les malheureux qui ne partent pas en vacances !
www.myspace.com/tedjee



Felix Da Housecat - He was a king
He was a King. C’est le nom du nouvel album du DJ et producteur, Felix Da Housecat. Malgré un titre quelque peu tragique, l’artiste de Chicago livre un opus rafraichissant, idéal pour l’été. Des chansons amusantes et légères comme Plastik fantastik, Spank U very much ou Do not try this at home. «Je suis revenu à une certaine insouciance. Je voulais un album plus joyeux», explique Félix. Un hommage au kid de Minneapolis avec We all wanna be Prince, très inspiré du style du chanteur controversé qui, à l’époque plafonnait en haut des charts.

He was a king (Nettwerk), dans les bacs en août.
www.myspace.com/felixdahousecat

Leila Haddouche.


Chroniques musicales

Shantel – Planet Paprika
Bienvenue sur Planet Paprika ! Mélange d’électro et de musique des Balkans, Shantel frappe fort avec un nouvel opus abolissant pour de bon les frontières. Un quatrième album définitivement festif qui n’a rien à envier aux productions déjantées de Goran Bregovic et Emir Kusturica. A n’en point douter, l’artiste, originaire d’Allemagne, fait partie de ceux qu’il faut écouter en live, accompagné de son Bucovina Club Orkestar. Voyage interplanétaire garanti!

Planet Paprika (Essay Recordings/Crammed Discs), dans les bacs le 24 août 2009.
www.myspace.com/shantelbucovinacluborkestar


Mr Bongo – The Best Of

LA compil de l’été 2009? Probable! Pour ses 20 ans, le label londonien Mr Bongo débarque avec un double album best of. De Seu Jorge à Prince Fatty, en passant par Tito Puente, The Best Of retrace, en 34 titres, le catalogue impressionnant du label. Amateurs de hip hop, d’électro, d’afro beat, de folk-funk, de musique cubaine ou encore de jazz brésilien, Mr Bongo a sélectionné pour vous, perles et classiques en tout genre.

The Best Of (Mr Bongo/ Because Music/ Warner), déjà dans les bacs.


Mémoire Vive - Phonétique
Baba Scredo & Dj Moe, respectivement MC et DJ de Mémoire Vive, viennent de sortir leur premier album, Phonétique. Loin du rap bling bling, le duo parisien déclare vouloir revenir aux sources du hip hop, raper le quotidien en toute simplicité, façon old school. Résultat? 14 titres aux sonorités jazzy largement inspirées du bon vieux rap us.
http://www.myspace.com/memoirevive




Rodrigo y Gabriela – 11 : 11
Un homme, une femme. Deux guitares. C’est Rodrigo y Gabriela. Une maitrise impressionnante du rythme, accompagnée d'un jeu de guitare époustouflant ! Avec 11 :11, les deux virtuoses de Mexico rendent hommage à onze artistes qui les ont inspirés. Difficile de ranger cet album dans un style particulier. Une chose est sûre : les amoureux de folk, musique tzigane, flamenco et rock seront séduits.

11:11 (Because Music), dans les bacs le 7 septembre.
www.myspace.com/rodrigoygabriela


Maral Amiri

5ème Festival du Film d’Éducation


Éducation artistique, transmission des savoirs, apprentissage, éducation à travers les âges et les cultures, éducation à la citoyenneté, à la santé et à l’environnement. Ce sont les thèmes du prochain Festival du Film d’Éducation, organisé par les CEMEA (www.cemea.asso.fr). Pour sa 5ème édition, il investit le Ciné Zénith d’Évreux du 18 au 21 novembre 2009.

Réalisateurs et producteurs sont invités à proposer leurs films réalisés en 2008 ou 2009. Reportages, documentaires, films d’animations et fictions peuvent concourir. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre et se font en ligne sur http://www.festivalfilmeduc.net

mardi 28 juillet 2009

Un magazine français comme plateforme de dialogue

Par Réjane Ereau


Paris - Depuis les années 1970, la France s’est métissée sans s’en rendre compte. Entre-temps, en marge des cercles privilégiés, des populations entières n’ont pas bénéficié des avancées économiques du pays. Dans les années 1980 et 1990, le chômage a accentué davantage les rejets et les crispations. On a grandi à côté plutôt qu’ensemble, sans réaliser à quel point le décalage s’est creusé, coupant peu à peu la société en deux.

Comme une réponse à cette évolution, Respect Mag débarque en kiosque en décembre 2003.

Peu d’argent, pas de réseaux, peu de soutien… Le trimestriel affirme sa volonté: changer les regards sur ces « Français de seconde zone », habitants des quartiers populaires, jeunes issus de l’immigration. Il y a urgence à donner une visibilité à toutes les composantes de la France. Et affirmer à une France en train se scléroser que la pluralité et le métissage est une source de richesse, pas une atteinte à l’identité nationale.

C’est alors que le malaise de cette jeunesse défavorisée nous est revenu en pleine figure, comme un boomerang, avec sa seule visibilité médiatique, la violence. En novembre 2005, les banlieues françaises s’embrasent. Les tensions nourrissent les visions alarmistes et font les choux gras des extrémistes. Le face à face a lieu sous le feu des caméras. Parmi les spectateurs, bon nombre de jeunes et moins jeunes de tous horizons, témoins muets de l’explosion médiatique.

Respect Mag est leur relais.

Pour impulser une dynamique de société axée sur le « faire ensemble », le magazine réunit des gens de toutes origines ethniques, sociales, religieuses ou professionnelles : journalistes, artistes des cultures urbaines, étudiants, éducateurs et entrepreneurs. De cette pluralité d’expériences, de réseaux, de regards, Respect Mag fait sa force, son unicité, sa marque de fabrique.

En cinq ans, sur les questions de jeunesse et de diversité, il passe d’ « ovni » à « référence ». Diffusés nationalement en 35’000 exemplaires, certains numéros font date : sur l’identité, la mémoire de l’immigration, les discriminations à l’emploi, la religion, et les relations filles / garçons.

Respect Mag a fait le pari d’impliquer les jeunes sur des débats réputés difficiles. Face à la montée des tensions entre jeunes et police, par exemple, le magazine crée des rencontres, trouve le ton pour faire tomber les barrières. Le dialogue se noue, les discours se nuancent, des pistes communes sont identifiées. « Vous nous offrez des espaces inédits d’expression et d’échange, entend-on au détour d’une table ronde. Ici, on peut s’exprimer sans avoir l’impression d’être jugé ni enfermé dans une case.»


Le dialogue continue et les participants explorent des buts communs tout en modérant leur ton. Et le numérod’avril 2007 fait son chemin jusqu’au Ministère de l’Intérieur : trois jours après la sortie du numéro en kiosque, Respect Mag est reçu pour consultation par les conseillers du Ministre de la Défense Francais de l’époque, Michèle Alliot-Marie, qui « prennent bonne note » des recommandations du magazine.

En Janvier 2008, l’UNESCO lance à Respect Mag le défi de déployer sa démarche vers l’international avec le titre NoGhetto. L’objectif est de créer un web magazine fédérant des jeunes issus de régions défavorisées ou de cultures discriminées, sur les questions de diversité, de dialogue et de développement.

Plus qu’un média, NoGhetto est un médiateur. Il met en contact des gens de cultures différentes, par l’ouverture de son équipe à tous types de contributeurs, ainsi que par des comités de réflexion et des rencontres sur des sujets de société.

De mois en mois, jeunes autochtones du Tchad et d’Algérie, étudiants maliens et israéliens, rappeurs du Maroc et de Palestine, jeunes associatifs du Niger ou du Liban, témoignent, transmettent leurs idées, mènent des interviews, organisent des tables rondes, croisent leurs regards dans NoGhetto. Sur la culture hip hop, la mémoire de l’esclavage, l’espoir Obama, leur rapport à la religion, des connexions se créent et des collaborations se mettent en place.

Refusant d’entretenir les ghettos et le malaise dans lequel le monde s’enlise, Respect Mag et NoGhetto concerne tous ceux et celles qui veulent avancer. Poser la question « qui je suis » ou « d’où je viens » ne touche pas uniquement ceux qui ont l’impression d’être différents ou de venir d’ailleurs. C’est regarder ensemble où nous allons. Vous venez ?



* Réjane Ereau est Rédactrice en chef de NoGhetto (www.noghetto.org) et Rédactrice en chef International / Cultures de Respect Mag. Cet article est écrit pour le Service de presse Common Ground.


Source : Service de Presse de Common Ground (CGNews), 3 juillet 2009. www.commongroundnew.org

lundi 27 juillet 2009

RADIO LA COLIFATA


Si vous êtes un adepte de Manu Chao, vous avez sûrement entendu parler des Colifatos, dont le musicien aime à dire qu’ils sont des «maîtres à penser». Le documentariste Carlos Larrondo a suivi pendant onze ans ces animateurs radio hors normes, pensionnaires de l’hôpital psychiatrique Borda de Buenos-Aires. Entretien.

Samedi, 14h30. Comme toutes les semaines depuis dix-huit ans, Hugo Lopez et ses comparses de la Colifata prennent l’antenne. Musique, lectures, débats… «L’émission n’a pas de cadre formel, chacun est maître du contenu de son programme, explique Carlos. Les médias aujourd’hui ne montrent que ce qu’ils pensent acceptables. Ici, tout l’est! Il n’y a pas de calcul: la Colifata, c’est un micro ouvert, qui passe de main en main. Malades, visiteurs extérieurs, petits nouveaux ou habitués, tout le monde doit pouvoir participer. Tout peut en sortir, tout est source d’apprentissage…»

Si la radio est en priorité «un outil pour aider les malades à démêler la pelote intérieure et se reconnecter au monde réel, par le biais du dialogue avec un tiers», elle est aussi un rayon de soleil pour ses auditeurs. «Les Colifatos sont très connus en Argentine! poursuit Carlos. Leur public touche tous les âges, toutes les catégories sociales. Ils apportent une lucidité, un point de vue différent: celui de personnes atteintes de maladie mentale, dont on n’imagine pas qu’elles puissent avoir ce niveau d’opinion et d’acuité.»

Autre bénéfice du programme: attirer l’attention sur les problèmes de santé mentale, la souffrance qu’ils engendrent, et les moyens de les soulager «par le partage, la solidarité, l’implication autour d’un projet commun… Pas seulement chez les fous, chez n’importe qui! Pour moi, le colifatisme c’est cette transformation de l’énergie, du mal-être en bien-être, d’une situation de trauma en conscience positive. Au-delà, je vois le thème de la folie comme un archétype du manque d’amour, du préjudice, de la liberté, de l’ouverture à tout ce qui rompt les schémas établis.»

Pour autant, le documentaire n’offre pas une vision lissée ni romantique de la folie. «Ce film est fait pour donner une voix aux pensionnaires de Borda, la plus directe possible. Ils en sont les protagonistes, leur douleur et leur différence sont visibles, mais à aucun moment ma caméra n’est là pour s’en délecter ou l’exploiter. J’ai beaucoup travaillé pour refléter ce qu’ils sont vraiment, qu’ils s’y reconnaissent pleinement. Avec beaucoup de respect, d’écoute, et aucune forme de paternalisme.»

Car voilà bien la clé d’un traitement juste et sensible de la différence. «Ici, pas de “les pauvres”! J’entretiens avec les Colifatos une relation simple et sincère, d’égal à égal. Ni moi ni Manu Chao ne sommes allés les chercher pour faire du sensationnalisme ni de l’émotionnel. Notre seule motivation est de leur donner un espace, moi avec la caméra, lui avec un micro. Bien sûr, par ce biais, je m’exprime, Manu s’exprime. Mais je ne me suis jamais dit: tiens, je vais aller filmer des fous! L’objectif est plutôt d’apprendre de leur environnement, de leur souffrance, de leur lucidité. Puis d’amener le public à accepter ces personnes et leur réalité.»

Au point de faire tomber les frontières. «La maladie mentale est universelle, elle se fout des classes sociales: chacun d’entre nous est susceptible d’être touché. En fin de projection, les gens connaissent les Colifatos, leurs noms, leurs chansons, leurs propos… Beaucoup prennent ensuite contact avec eux. Mon film a pour vocation de rétablir ce lien, de créer de nouvelles opportunités pour les malades. Et d’interroger la manière dont la société traite la question de la santé mentale, et peine à la prendre en charge

Réjane Ereau

LT22 – Radio La Colifata (Bausan Films & Filmanova, 2007). Le documentaire de Carlos Larrondo n’est pas encore diffusé en France. Si vous souhaitez le voir en DVD, en festival, à la télé ou au ciné, faites du bruit!



Colifata connexion

Fondée en 1991 par le psychologue argentin Alfredo Olivera, la Colifata a suscité la création de programmes similaires, en Espagne, en France, en Italie, en Suisse, au Mexique, au Chili... «Chacune de ces radios a son mode de fonctionnement, sa culture et ses spécificités», précise Carlos Larrondo. A Buenos-Aires, les Colifatos ont désormais leur émission de télé, toujours non formatée: «Ils en sont les producteurs, ils y mettent ce qu’ils veulent! Beaucoup vivent aujourd’hui à l’extérieur, mais ils continuent à travailler, sans faiblir, fidèles à eux-mêmes.»

C’est par l’intermédiaire de Carlos Larrondo que Manu Chao, en 1999, a découvert les Colifatos. «Tout le monde a sa propre folie. George Bush est un des plus grands malades mentaux que je connaisse, et il n’est pas en hôpital psychiatrique!» témoigne le musicien dans le documentaire. Pour aider les pensionnaires de Borda à développer et pérenniser leurs activités, le leader de Radio Bemba s’est beaucoup investi: réalisation de la compilation La Colifata – Siempre fui loco en 2002, organisation d’un concert de soutien en 2005 (avec participation sur scène des patients)... Tout nouveau, tout beau: un album enregistré par les Colifatos avec Mister Chao est disponible depuis juillet 2009 en téléchargement gratuit sur www.vivalacolifata.org. «Vingt thèmes pour rire, pour pleurer, pour méditer. Sur la vie, la mort, les mères, la solitude, l’amour, le tango, le Pape, Néron, la fin du monde, le soleil. Un voyage fou dans ce monde de fous, ceux de dehors et ceux de dedans, tous mélangés, tous dans le même sac…»

Egalement séduit par l’énergie des Colifatos, le réalisateur américain Francis Ford Coppola est passé les voir au printemps dernier pour tourner quelques scènes de son nouveau film.

dimanche 26 juillet 2009

Bienvenue sur le blog de la rédaction



Respect Magazine
et No Ghetto prennent (un peu) de vacances, pour mieux préparer la rentrée et ses nombreuses nouveautés : nouvelle formule du magazine avec nouveau logo et nouvelle maquette, fusion des sites.

Respectmag.fr et noghetto.org en un seul et même nouveau site portail …

Patience et rendez vous en septembre ! Dans l’attente, passez l’été avec le dernier numéro et retrouvez nous sur ce blog ainsi que sur les réseaux sociaux.